chronique du mois de juin 2011



La multiplication des abandons sur tout le territoire n’inquiète pas seulement les dirigeants des refuges actuellement saturés mais aussi tous les bénévoles qui voient avec angoisse le nombre des adoptions diminuer.
Parmi les pensionnaires, de nombreux chiens de petite taille viennent grossir la cohorte des pauvres chiens abandonnés.


Comme vous pourrez le constater, cette chronique est un véritable coup de gueule lancé par la bénévole que je suis, assistant, impuissante, à cette déferlante de misères animales.


Une fois de plus, les abandonneurs nous mettent dans l’obligation de ravaler notre colère en entendant ces maîtres menacer d’abandonner leurs compagnons sur le bord d’une autoroute des vacances, de les attacher au pied d’un arbre ou pire, de les enfermer dans une cave afin qu’ils périssent privés de nourriture et d’eau.
Ces abandonneurs excellent dans le chantage affectif. Et c’est ainsi que nous sommes devenus d’année en année de vrais sponsors, contraints d’agir dans l'urgence en sachant que ces « maîtres » passeront leurs vacances sans aucun d'âme.
En effet, nous sommes devenus « les bonnes poires » de ces personnes sans scrupules et il ne se passe pas un jour où nous devons courir, avant qu’il soit trop tard, pour arracher à une mort certaine un pauvre chien bien souvent non identifié, non vacciné et non castré, parfois couvert de puces et de tiques.
Au bout du compte, l’association qui va les prendre en charge va débourser entre 250 et 350€ de frais vétérinaires tandis que l’abandonneur n’aura en rien contribué pour ce chien qui a tout de même partagé une grande partie de sa vie à ses côtés.


Que dire de ce jour où nous avons du recueillir des pauvres êtres issus d’un élevage sordide ; tous étaient affamés, apeurés et couverts de vermine.
Une décision de justice a permis le retrait du lieu et le placement d’office en fourrière.
Parmi ces nombreux chiens en souffrance terrible, des femelles prêtes à mettre bas.
Certaines ont pu être opérées à temps mais deux d’entre elles, dont la grossesse était trop avancée, ont donné naissances à neuf chiots au refuge.
C’est à nous qu’il est revenu le terrible moment où il a fallu prendre une décision, certes pénible, mais emplie d’humanité.
En effet, après avoir longuement parlé entre nous, nous avons décidé de laisser deux chiots à chaque maman ; ce, au vu du nombre considérable de chiots abandonnés en fourrière, des maladies toujours susceptibles de se déclarer au refuge entraînant souvent une mort douloureuse et de toutes les urgences auxquelles il nous faut répondre.


En leur laissant deux petits bouts, non seulement nous assurions l’adaptation à leurs nouvelles conditions de vie mais aussi nous offrions à ces deux courageuses mères, épuisées par les nombreuses privations, la possibilité de mieux remplir leur rôle de nourricière afin d’assurer également à ces quatre bébés une bonne croissance et un meilleur équilibre comportemental.


Par ailleurs, nous avons eu la tristesse de voir revenir au refuge deux adorables chiens.
UZAC de la PLAINE DES POMMIERES adopté fin 2010.Ses maîtres mutés aux U.S.A. n’ont pas pu (ou voulu)
l’emmener avec eux. Il en a été de même pour le brave CACHOU, anciennement nommé FRIPOUILLE : ayant déjà un âge avancé, il se montrait parfois impatient avec les petits enfants, ayant d’avantage envie de rester tranquille dans son coin plutôt que de jouer avec eux.

UZAC FRIPOUILLE

Par bonheur après les tragédies de la vie, les moindres petites joies sont venues embellir notre quotidien.
Bien que les adoptions aient été peu nombreuses et que l’inquiétude gagne certains d’entre nous, nous avons la joie de vous annoncer l’adoption en France de :



Comme toujours, nos amis allemands ont eu aussi la gentillesse d’accueillir

 IRIS, MIRABELLE, CESAR, D'ARTAGNAN, BRUNETTE, KIERO, FUEGO, LORD-DOBS, CRACK, STAN,
DANOUK, DREO, BIKER, MIKADO, UZAC, LADY, GASPER et TIMMY.


Nous avons eu aussi l’honneur d’accueillir deux représentants du refuge allemand de Sinsheim,
Gabi et Iris qui sont reparties avec neuf chiens, trois d’entre eux provenant du Refuge de Cabriès situé près de Marseille.


Il est à noter que nous avons également eu la visite de la D.S.V. qui a notifié un rapport plus que gratifiant à notre égard: "Refuge très bien tenu". Notre cercle de bénévoles s’est encore agrandi et c’est avec une immense joie que nous vous annonçons la venue de Anthony BOVLENTA, Lydia BALSAC, Brigitte COGNE, Nathalie FREMAUL, Julie GANNE, Mme Theiler-Daveux,
Carole COPEJSKO et Claudia PASTOURAU. Nos combats comme nos actions ne pourront être meilleurs que si vous êtes toujours plus nombreux à nous soutenir. A sans Collier Provence, notre devise est : « Etre toujours prêts à venir en aide à nos amis les animaux ».

A très bientôt dans la petite chronique